vendredi 31 décembre 2010

Bonne année, forcément.


Les voeux, comme toutes les conventions et traditions, c'est pas trop mon truc. Cotillons, confettis et chapeau pointu, avec la bise à minuit, non merci. Je fais quoi ce soir ? Rien. Je passe mon temps à faire des choses, j'ai bien le droit le jour de l'an de me reposer ! Mais voilà, il faut quand même souhaiter la bonne année. C'est fait ! (voir vignette)

Mes élèves aussi y auront droit à la rentrée. Comment faire autrement ? A moins de se montrer original : souhaiter une mauvaise année à ceux qui le méritent ! Ou bien présenter mes voeux en milieu d'année, un peu avant le bac par exemple ... Je vais y réfléchir. En attendant, à tous les lecteurs et lectrices de ce blog, BONNE ANNEE !

jeudi 30 décembre 2010

Cadeau philo.



C'est le temps des étrennes. Souvent, quand on veut offrir un livre, on ne sait pas quoi. J'ai une suggestion à vous faire. Pour quelqu'un qui aime la philo (ou même qui n'aime pas ça), offrez Coup de philo sur les idées reçues, de Julia de Funès, la petite-fille du grand comédien (vignette 1). C'est court et clair, très bien fait. Le principe : remettre en cause les idées reçues (vignette 2). La philosophie ne sert-elle pas à ça, contester les préjugés, les clichés, les apparences, les idées toute faites (et donc mal faites) ?

Dans les travaux de mes élèves, les idées reçues gâchent souvent le résultat. Ce sont des fautes de goût intellectuel, des affirmations insignifiantes mais qui trahissent un défaut de réflexion. Un exemple me vient à l'esprit, parce que j'ai corrigé aujourd'hui des copies : "la vie est courte", voilà ce que plusieurs élèves reprennent comme une évidence, alors que ce n'est pas le cas (Julia de Funès n'en parle pas). Que le temps passe vite, oui j'en conviens et je suis le premier à m'en plaindre. Mais c'est un jugement très subjectif.

Objectivement, on ne peut pas dire que la vie soit courte. Du moins ça se discute, il faut y réfléchir un peu. J'ai 50 ans, un demi-siècle d'existence, et ça me semble énorme. Je m'étonne d'avoir vécu si longtemps. En cinquante ans, dans une vie, il se passe tellement de choses ! Je pourrais mourir ce soir, j'aurais le sentiment d'avoir bien et suffisamment vécu. Mais j'accepte et me réjouis d'une rallonge, surtout à quelques heures d'une nouvelle année !

Pour celles et ceux qui n'ont pas de cadeau à faire ou qui ne veulent pas acheter le bouquin, je vous recommande le site de Julia : http://www.coupdephilo.over-blog.com/

mercredi 29 décembre 2010

Je ne fais pas de politique.


Je ne fais pas de politique. Tout le monde a entendu autour de soi cette réplique, indifférente, craintive, condescendante. Elle me fait penser à ce tableau de Magritte qui s'intitule, au dessous d'une superbe pipe : Ceci n'est pas une pipe. Dieu, le sexe et la politique, chut, pensons-y mais n'en parlons pas. Au Café Philo, on ne se contente pas d'en faire, on en cause, on y réfléchit, on analyse, on critique, comme pour n'importe quelle autre activité humaine. Alors, vous ne faites toujours pas de politique ?

mardi 28 décembre 2010

Mon Noël.

Qu'est-ce que j'ai fait le jour de Noël ? Vous n'allez pas me croire : j'ai corrigé des copies ! Il faut dire que je ne suis pas très fêtes ni cadeaux. J'avais trois paquets, ES et mes deux S, incomplets parce qu'il y a eu pas mal d'absents la semaine de remise des devoirs, juste avant le départ en vacances, à cause de la neige et des transports suspendus. Des élèves se sont excusés par texto, une dizaine. J'apprécie : c'est la preuve qu'ils tiennent à leur travail, la plupart m'envoyant par courrier leur copie.

Des deux sujets de dissertation à traiter, celui sur l'art a été le moins bien réussi ("L'art nous aide-t-il à vivre ?"). Beaucoup de réflexions sont allées chercher je-ne-sais-où leur inspiration, mais pas dans la tête des élèves, comme pourtant il le faudrait. J'ai donc eu droit à des discours très convenus sur les mérites et l'utilité de l'art, ce qui était ni très intéressant ni très philosophique. Par comparaison, "Y a-t-il un droit à l'erreur ?" a donné lieu à des développements plus pertinents.

vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël !


"Prof Story" va fermer quelques jours, jusqu'à mardi, vacances obligent. Je vous souhaite de passer une bonne fête de Noël. En attendant de nous revoir, je vous propose de méditer, philosophiquement il va de soi, sur cette photo prise l'an dernier, à la même époque, dans les rues de Saint-Quentin. Je publierai vos réactions et commentaires à mon retour. Joyeux Noël !

jeudi 23 décembre 2010

Rêve de prof.



Vous vous souvenez que mes précédentes vacances avaient été un peu, juste un peu chagrinées par une inspection prévue pour la rentrée. Je connais maintenant le résultat, je vous le communique (voir vignette). Ce document n'est pas secret, ni discret, ni confidentiel. J'en ai fait d'ailleurs la lecture à la classe que j'avais lors de l'inspection.

On se demande souvent ce que vaut un prof, et on a raison. Je n'envisage qu'une seule réponse légitime, fiable, celle de l'inspecteur. Après bien sûr l'avis des élèves, qui sont les premiers concernés et sans doute les meilleurs juges en la matière, et le point de vue administratif du chef d'établissement.

En publiant ce rapport d'inspection, je songe aussi aux parents, dont j'ai toujours pensé qu'ils avaient un droit de regard sur ce que font les enseignants devant leurs enfants. A condition que ce droit soit strictement défini et n'encourage aucun excès.

N'attendez pas de moi que je commente les propos de mon inspecteur. Son rapport est comme une décision de justice : je peux en débattre avec lui avant, mais elle s'impose après et n'a pas à être discutée. Ce que j'admets sans peine, puisque je me reconnais parfaitement dans ce qu'il a écrit.

J'ai tenu aussi à vous en informer, au moment où nous apprenons que les candidatures aux concours subissent une chute vertigineuse, comme le quotidien Le Monde l'a hier révélé. Le métier de prof ne fait plus rêver, n'attire plus. Qu'on y prenne garde : ce constat est dramatique pour une nation, quand la profession qui est chargée d'élever le niveau de connaissance et d'intelligence de la population séduit beaucoup moins.

En révélant mon rapport d'inspection, je veux aussi confesser que j'y crois, que je fais confiance à l'institution, qu'il me semble aujourd'hui plus que jamais important de vouloir être enseignant et de recruter des enseignants.

Un moment, au début de ce blog, j'ai voulu l'intituler "Rêve de prof". Et puis j'ai préféré "Prof Story", plus ludique. Mais l'intuition première n'était pas si mal. Si plus personne ne rêve de devenir prof, ce serait un cauchemar ...

mercredi 22 décembre 2010

Mieux l'an prochain.


Elise Pinsson, du Courrier Picard, a tout de même pu tirer quelque chose du Ciné Philo d'avant-hier, à faible participation. Ça ira mieux le mois prochain : nous présenterons le documentaire "Ce n'est qu'un début", sur l'introduction de la philosophie en maternelle, et nous aurons une séance exceptionnelle dans le cadre du festival Télérama, avec la projection du film à succès "Des hommes et des dieux". Et sans neige cette fois-ci, promis !

mardi 21 décembre 2010

Séance de neige.



Est-ce parce que madame Zann, directrice du CinéQuai 02, était absente ? Est-ce parce que la neige énerve, même les profs de philo ? Est-ce parce que c'était la dernière séance de l'année 2010 ? Toujours est-il que Philippe (vignette 1) et moi (vignette 2) avons été particulièrement taquins avant que ne commence hier soir le Ciné Philo, dans le hall du cinéma !

En entrant dans la salle, j'ai un peu déchanté : neuf personnes en tout ! C'est la première fois en quatre ans que je vois ça. D'habitude, nous oscillons entre trente et jusqu'à 200, tout dépend du film proposé. La moyenne de participation se situe à 40-50. Pourquoi hier ce chiffre si bas ? Certes, la neige et les vacances n'aident pas, mais l'essentiel est ailleurs : le film de Pierre Carles, Fin de concession, s'adresse à un public essentiellement de gauche (c'est une radicale mise en cause de TF1 et du journalisme de complaisance). Or celui-ci, à Saint-Quentin, se mobilise rarement et difficilement ; depuis quelques années, j'en ai fait le constat plusieurs fois lorsque des activités lui sont plus spécifiquement adressées.

Autre exception : la présence de la presse (ce qui tombait plutôt mal !), qui généralement ne vient pas. Malgré le maigre public, la journaliste du Courrier Picard est restée jusqu'à la fin, a pris de nombreuses notes et est intervenue dans le débat. C'est plutôt bien ! Avec Philippe, nous avons échangé, dans une sorte de co-animation spontanée, formant un duo efficace. A refaire ?

Pierre Carles, j'avais entendu parler mais je ne connaissais pas. Il ne joue pas au justicier, pose en personnage sympa capable de distance avec lui-même. Je ne partage pas sa critique radicale des médias, dont on ne voit pas très bien sur quoi elle peut déboucher. Je ne suis pas non plus un grand lecteur de Bourdieu. Mais ses portraits des puissants de ce monde et de leurs obligés sont plaisants et rapprochent Carles des moralistes du Grand Siècle. A la suite, il y a de quoi débattre. C'est pourquoi je suis vraiment navré de cette salle trop vide. Heureusement que Mélenchon, que j'avais invité, n'est pas venu !

lundi 20 décembre 2010

Nouvelles de mon livre.



Mon livre, qui devait sortir en décembre, a été repoussé au printemps. L'éditeur m'a dit qu'il était plus épais que prévu ! 300 pages alors que je m'inquiétais d'être en dessous des 200 quand je lui ai remis le manuscrit. J'ai pas mal gratté pendant l'été, sans me rendre vraiment compte du résultat.

De plus, une quinzaine de pages de photos viendront agrémenter l'ouvrage. Tout ça modifie substantiellement l'impression ... et le prix. Ce délai imprévu me soulage un peu ; il m'offre un répit pour relire le tout et mieux préparer la campagne de communication.

Mais j'ai voulu vous donner une petite idée de ce livre, vous mettre peut-être l'eau à la bouche en vous livrant le sommaire (vignette 1) et l'index (vignette 2) en guise de cadeau de fin d'année. Ce ne sont encore que des projets ; des modifications après relecture seront apportées (certains chapitres titrés et classés autrement, l'index complété), mais l'architecture générale sera bien celle-là. En attendant le printemps ...

dimanche 19 décembre 2010

Jacqueline de Romilly.

Je ne voudrais pas terminer cette journée sans rendre hommage à Jacqueline de Romilly, hier disparue. Qui n'a pas un ouvrage de cette grande dame dans sa bibliothèque n'est qu'un barbare ! Je ne retiens pas d'elle l'universitaire de haut vol ou la femme académicienne qu'elle était. Non, ce qui m'a toujours intéressé et touché dans sa personnalité, c'est qu'elle a su mettre à la portée du grand public cultivé son amour de la Grèce ancienne. Tant d'intellectuels restent abscons, consacrés exclusivement, presque jalousement à leurs pairs ...

Jacqueline de Romilly se rapprochait, sans y appartenir vraiment, de l'éducation populaire. Elle savait, au bon sens du terme, actualiser des idées d'il y a plus de 2000 ans et qui ont encore beaucoup à nous dire et nous apprendre aujourd'hui. Elle avait l'intelligence d'extraire les humanités de leur vaniteuse poussière, de leur élitisme de salon. Je n'oublie pas aussi que la philosophie est née en Grèce, que j'ai d'une certaine façon une dette envers Romilly.

Son oeuvre est immense, j'ai l'impression qu'elle publiait un livre chaque année. Celui que j'ai en mémoire, qui m'aura le plus marqué, c'est "Les Grands Sophistes dans l'Athènes de Périclès", chez Fallois, en 1988. Les Sophistes n'ont jamais eu très bonne réputation aux yeux des philosophes. Socrate et ses disciples les ont combattus. Jacqueline de Romilly les réhabilite en quelque sorte, les montre en penseurs de première catégorie, digne d'intérêt. A mes élèves, je conseille de lire Jacqueline de Romilly.

Le Michael Moore français.


C'est demain la séance du Ciné Philo, avec le documentaire de Pierre Carles "Fin de concession" qui a fait quelque bruit à sa sortie : l'homme politique Jean-Luc Mélenchon y traite le journaliste Pujadas de "larbin". Le thème : la privatisation de la première chaîne française, TF1, et les dessous de l'information. Carles, c'est un peu notre Michael Moore national. Venez, ce sont les vacances scolaires et la neige aura fondu. Le débat promet d'être passionnant.

Handicap et maçonnerie.




samedi 18 décembre 2010

Fin d'année.


C'est toujours pareil une veille de vacances de Noël : des lycéens s'affublent fièrement d'un ridicule bonnet de Père Noël, écrasé sur leur tête avec le pompon qui pendouille lamentablement. Ce n'est même pas joli. Quel plaisir ont-ils donc à se montrer ainsi ? De mon temps, ça n'existait pas ce quasi rituel, autant que je m'en souvienne.

Les filles surtout se coiffent de cette façon. Les garçons, eux, ont une manie tout aussi idiote : dès qu'il y a un peu de neige au sol, ils ne peuvent pas s'empêcher de la rouler en boules et de se les projeter. Que voulez-vous : la neige rend fous les adultes et cons les jeunes. C'est sans doute le côté exceptionnel du phénomène atmosphérique qui provoque ces comportements irrationnels. Et dire que certains appellent ça la magie de Noël et s'en émerveillent !

Encore avons-nous cette année, dans mon lycée, échappé au pire : un Père Noël en plastique suspendu au mur de l'internat, qui me fait irrésistiblement penser à un désespéré qui vient de se pendre ou à un alpiniste égaré en robe de chambre. Autre rituel de fin d'année : le goûter dans la salle de classe, comme en maternelle. Très peu pour moi, mais des collègues apprécient (voir vignette de la salle que j'ai occupée hier).

Les dernières heures, les élèves sont énervés comme des puces. Ils sentent la fin de l'année, l'approche imminente des vacances, comme des bêtes qui reniflent autour d'elle. L'instinct lycéen reprend le dessus. J'ai tout de même fait cours, jusqu'au bout, jusqu'à la dernière minute, stoïquement. Mais avec les moments de délire et de rigolade qui caractérisent mon enseignement. In vino veritas mais plutôt in delirium veritas. Comment croyez-vous qu'un enseignant, surtout en philosophie, pourrait tenir sans ces moments-là ?

Moment d'émotion aussi, tout à la fin, à 18h00, avec les S, quand nous nous sommes quittés en nous souhaitant réciproquement de bonnes vacances et un joyeux Noël : après avoir ri, Mélissa dans le couloir s'est mise à pleurer. C'est qu'elle nous quitte, elle ira à la rentrée dans un autre établissement. Mais jusqu'à la fin, elle aura fait des efforts pour participer, comme si de rien n'était, comme si tout continuait. Mélissa m'a même demandé si elle pouvait m'envoyer sa dissertation, qui était à rendre mais qui s'est égarée dans son déménagement (si j'ai bien compris). Bien sûr que oui !

Je ne sais pas pourquoi, mais une fois les élèves partis, je suis resté quelques minutes, dans l'obscurité, au milieu de ma classe vide. A cette heure-là, le vendredi soir, dans la 380, au troisième étage, il n'y a pas plus personne, c'est complètement désert. J'ai sans doute voulu me concentrer, prendre conscience que se terminait pour moi l'an 2010 de ma vie de professeur. J'étais dans une sorte de prière à un dieu inconnu, celui du savoir, de l'intelligence peut-être.

Et puis quelqu'un a ouvert la porte, a stoppé ma méditation : un agent de nettoyage (je l'appelle comme ça mais il a sûrement un autre titre administratif), qui lui aussi, le vendredi soir, est complètement seul au troisième étage du lycée. On a un peu causé et il m'a fait un aveu : quand il balaie le couloir, il lui arrive de s'arrêter devant la porte de ma classe et d'écouter ce que je dis.

J'ai trouvé ça très beau, presque un conte de Noël : ainsi donc la philosophie peut captiver non seulement une classe, qui elle n'a pas le choix, mais aussi quelqu'un qui passe et qui s'immobilise pour suivre ce que je dis ! Et dire que certains pensent qu'il n'est pas beau d'écouter aux portes ! En philo, c'est très beau. J'en aurais presque pleuré, comme Mélissa.

vendredi 17 décembre 2010

jeudi 16 décembre 2010

Le micro et la cravate.




Vignette 1 : je présente Arthur, élève de TES, à l'assistance. C'est lui ce soir l'animateur.

Vignette 2 : c'est parti, Arthur anime ; et il a mis sa cravate : c'est sûr, c'est du sérieux.

Vignette 3 : Bénédicte, élève de 1erS, prend la parole. Il n'y a que deux internes du lycée. Les autres sont à une soirée organisée dans l'établissement. Plusieurs externes, dont des élèves à moi, sont présentes.

Devoir et corrigé.



Vignette 1 : le devoir surveillé que j'ai donné hier aux deux élèves de L qui n'avaient pas pu participer au précédent.

Vignette 2 : le corrigé du premier sujet de devoir surveillé que j'exposerai cet après-midi aux élèves, après remise de leurs copies (les notes au dessus de la moyenne demeurent majoritaires).

mercredi 15 décembre 2010

Confiture et théologie.



Conférence à l'UTL de Cambrai sur la théologie orthodoxe (vignette 1). C'était une première pour moi. Réussie ? Pas complètement. J'avais trop de choses à dire, mon intervention a été un peu "lourde" (pour reprendre le terme d'un auditeur). Bien sûr, l'enthousiasme du public n'a pas manqué. Mais j'ai débordé de trente minutes sur l'heure trente initialement impartie. Un bon conférencier maîtrise son temps. Et puis, les références étaient je crois trop nombreuses. C'est mon problème : j'en fait trop ! La passion n'est pas nécessairement un atout.

La fatigue n'a rien arrangé : j'ai commis un beau lapsus. Parlant des "querelles byzantines", je m'apprêtais à dire que "s'interroger si les anges ont un sexe est une question intéressante". Mais j'ai dit : "s'interroger si les sexes ont un ange ...", ce qui a laissé songeur et hilare l'assistance. On connaissait jusqu'ici Cupidon et Vénus, qui sont des dieux romains et pas des anges chrétiens. Car le sexe, masculin et féminin, n'a pas pour l'instant d'ange gardien ...

A la fin de la séance, une belle inconnue (de nom mais pas de visage) a laissé un paquet sur mon bureau : un cadeau ! A l'intérieur, un pot de confiture aux coings (vignette 2). Voilà où mène la philosophie !

mardi 14 décembre 2010

DS.


Le premier devoir surveillé de l'année, que je suis en train de corriger.

lundi 13 décembre 2010

Allez voir la vidéo.

Ce n'est pas trop dans mes habitudes, mais je vous recommande ce soir une vidéo, réalisée par une classe de Seconde de mon lycée, avec leur professeur de SVT, sur le thème : "L'énergie hydraulique, une solution ?", qui a été tournée chez mes ami(e)s du Moulin de Lucy à Ribemont : http://webtv.picardie.fr/video1523

dimanche 12 décembre 2010

Après et avant.



Si comme moi vous n'avez pas participé au café philo d'hier à Soissons, je vous joins l'introduction de Jean-Hugues (vignette 1). Et si comme moi vous assistez au café philo de jeudi prochain à Saint-Quentin, je vous livre l'introduction de l'animateur, Arthur (vignette 2).

Salle comble à Bapaume.





Jeudi soir, j'étais invité par le Lions Club de Bapaume à faire une conférence et animer un débat sur le civisme (vignette 1). Dans la salle, plus de 300 personnes, dont 180 internes du lycée agricole et quelques étudiants de l'UTL de Cambrai (vignette 2).

Ce n'est pas tant le nombre que la diversité du public qui pose problème au conférencier : on ne sait jamais trop à quel niveau, par quelle approche traiter le sujet. J'ai privilégié, comme souvent dans ce genre de situation, les exemples concrets, la pluralité et la simplicité des points de vue (la trame de mon intervention en vignette 4).

Ne pas être pédant, rester abordable, faire réfléchir, voilà l'objectif. Le débat s'est amicalement poursuivi pendant le buffet qui a retenu une bonne centaine de personnes (vignette 3). Une très agréable soirée.


Merci à Michel Montay, Bernard Montaclair et les membres du Lions de Bapaume pour leur accueil et les photos ci-jointes.

samedi 11 décembre 2010

Lire Epicure.


Une vieille blague entre profs de philo : quel était le métier de la femme d'Epicure ? Infirmière. Pourquoi ? Parce que c'est la femme des piqûres !

vendredi 10 décembre 2010

Le café philo fait de la politique.


Coïncidence du calendrier : le café philo de Soissons, demain, se posera la question "Qui peut faire de la politique ?" et jeudi prochain, à Saint-Quentin, "La politique, est-ce vraiment utile ?" Mais je ne ferai pas de politique ces deux soirs-là : les séances seront animées par Jean-Hugues et Arthur.

jeudi 9 décembre 2010

Oser, toujours oser.


Mardi après-midi, chouette moment passé à la Maison du Sophora. J'avais carte blanche pour le sujet, j'en ai pris un déjà traité au Manoir : faut-il oser ? Pas facile, mais surprise : les résidents s'en sont très bien tirés. Je me demande même s'il n'est pas mieux de révéler la question en début de séance. Gaëtan et Eric sont plutôt de cet avis. En tout cas, nous avons eu un beau moment de réflexion collective.

J'ai même noté quelques nouvelles idées (par exemple la notion de "toupet", à distinguer du culot, de l'audace et de la témérité). Fort bien puisque je dois préparer une conférence pour janvier, à Soissons, sur ce sujet. Et puis, nous n'avons pas abandonné l'idée d'une rencontre entre Sophora et une classe de l'école primaire, en vue d'un café philo sur le handicap ou la différence.

mercredi 8 décembre 2010

Café chanson.


Samedi dernier, à Guise, dans le cadre du Téléthon, je me doutais un peu que le Café Philo ne prendrait pas. Les gens ne venaient pas pour ça. Et puis, une grande salle des fêtes n'est pas adaptée au concept. Mais Mario voulait son Café Philo ! J'ai pensé un moment faire le tour des stands et interroger les exposants sur le thème de la solidarité. Pas évident : certaines personnes n'aiment pas trop qu'on leur mette un micro sous le nez. J'ai laissé tomber.

Ayant remarqué qu'il y avait pas mal d'enfants, je les ai fait venir auprès de moi afin d'improviser un goûter philo, faute d'adultes venus débattre. A nouveau, j'ai vite compris que ça ne marcherait pas. Que faire alors ? Les enfants sont prolixes, enthousiastes, volontaires : je les ai donc encouragés à chanter, sans que j'ai beaucoup eu besoin de me faire prier. Les enfants sont des oiseaux. Bref, nous nous sommes transformés en café chanson, au plus grand plaisir de tous je crois. Et Mario était content. On remet ça l'an prochain ?


Pour la photo, merci à la fille de Joëlle Braillon.

mardi 7 décembre 2010

Ciné-Philo à Hirson.


Hier soir, sympathique accueil à Hirson par Claude Trévin et l'équipe du Ciné-Club (voir vignette). Le film, "Vénus noir", était à la fois pénible et superbe, les entrées philosophiques nombreuses : l'autre, la différence, l'exploitation, le sexe, la science, l'art, la justice, etc. Le débat a été enthousiasmant, malgré l'heure tardive. J'ai retrouvé avec plaisir quelques amis de la FOL. Vendredi, dans la même salle, il y aura un peu plus de monde, pour l'avant-première mondiale de "Rien à déclarer", le nouveau film de Dany Boon, tourné dans la région.

Le Père Noël est citoyen.


Je ne pourrai pas être présent au Café Citoyen de Michel jeudi soir, je serai alors à Bapaume (voir billet d'hier).

lundi 6 décembre 2010

Civisme à Bapaume.


A l'invitation du Lion's Club, je m'éloigne de mes terres pour donner une conférence sur le civisme jeudi soir à Bapaume (voir vignette).

dimanche 5 décembre 2010

Revue de presse.




Vignette 1 : jeudi 18 novembre, café philo à Saint-Quentin.

Vignette 2 : jeudi 25 novembre, café débat à Hirson.

Vignette 3 : vendredi 3 décembre, atelier philo à Guise.

samedi 4 décembre 2010

Ce sapin me gêne.


Lorsque je demande un petit service à des élèves, je ne rencontre aucun problème, aucun refus. Au contraire, ils sont plusieurs à se porter volontaires. Comme s'ils mettaient un point d'honneur à pouvoir réaliser une tâche enfin réalisable, contrairement aux dissertations ou commentaires philosophiques. Je suppose que c'est ainsi avec tous les enseignants.

Hier donc, j'ai demandé à mes élèves s'ils voulaient bien prendre une photo du sapin de Noël qui est dressé dans le foyer des lycéens (voir vignette). J'aurai bien sûr pu le faire moi-même. Mais je ne voulais pas venir les embêter dans un endroit qui leur appartient. Deux filles se sont exécutées, sans même me demander pourquoi je faisais ça, comment j'allais utiliser la photo.

Pourquoi, justement ? Parce que ce sapin de Noël me gêne ! C'est un vrai sapin, avec ses boules, guirlandes, lumières qui clignotent et même de faux cadeaux à ses pieds. Mais pourquoi suis-je contre ? Parce qu'il est ici depuis une bonne semaine, c'est-à-dire à plus d'un mois de la fête. La société moderne a complètement distordu notre rapport au temps, à la durée. Il n'y a pas si longtemps, le délai de décence pour installer un sapin de Noël montait à une semaine, pas au delà.

Ça me gêne de voir cette ambiance de Noël et de vacances commencer si tôt, dans un établissement scolaire normalement dédié au travail. Imaginez que cette manie se généralise : on songerait au sable chaud un mois avant de plonger dans la grande bleue, on récolterait les oeufs de Pâques cinq semaines avant la date, ... Pourquoi ne pas ranger ses livres et cahiers le mercredi matin, en vue du prochain week-end ? Le temps passe si vite ... Je crois que c'est au nom de cette rapidité que le sapin de Noël s'est précocement installé.

Vous me direz que ce n'est pas très grave, que ça n'empêche pas les élèves de travailler, que la présence de l'arbre décoré n'est qu'un symbole. Justement, parce que c'est LE symbole des fêtes de fin d'année, il faut l'utiliser avec précaution et discernement. Sinon il perd tout son sens.

Tout le monde est content.


Les élèves sont contents : la neige paralyse les trains et les routes, le transport scolaire est suspendu et je serai absent lundi après-midi, étant convoqué au rectorat pour une réunion sur le bac (je n'en sais pas plus). Ce même lundi, de retour d'Amiens, je filerai sur Hirson : Claude Trévin m'a demandé d'animer une séance de son Ciné-Club, qui deviendra pour un soir Ciné Philo (voir vignette). Je suis très content de cette initiative. Circuler à travers le département pour ce genre de rencontre, j'aime ça.

Si la neige le veut bien.


Le téléthon, ce n'est pas trop mon truc. A la limite, si je me laisse aller, je deviens critique. Mais on ne peut pas toujours se laisser aller. Donc, quand on me demande une animation type café philo, j'accepte de bon coeur et ça me plaît. Après le goûter philo d'hier à Lyon-Jumentier, je me rendrai cet après-midi, si la neige le veut bien, à Guise. Mario, comme l'an dernier, a souhaité une intervention sur le thème de la solidarité. Ce sera fait.

vendredi 3 décembre 2010

Petits et grands.



Goûter philo ce matin à l'école Lyon-Jumentier, sur le thème du handicap, dans le cadre du Téléthon, à l'invitation d'Isabelle Rèche, enseignante, au sein de sa classe de CM1 (vignette 1). L'école primaire, c'est la source, le socle, le nerf de l'école. J'y interviens toujours avec beaucoup de plaisir.

Les élèves m'ont présenté leurs travaux (vignette 2) et nous avons débattu : l'autre, la différence, la normalité, le rejet, le bonheur malgré le mal, la place dans la société, etc. Les petits philosophent autant mais autrement que les grands. Comme chez les adultes, il y a ceux qui parlent beaucoup, qui interviennent sans cesse, et ceux qui ne disent rien, qui se remarquent à peine.

Je n'ai pas vu le temps passer et en partant, j'ai oublié ma montre ... Je m'en suis rendu compte dans l'après-midi, au lycée, devant mes grands.

L'équerre et le compas.


Café philo exceptionnel hier soir, sur la franc-maçonnerie, qui a tourné à la conférence et au jeu des questions-réponses, mais j'ai remarqué que c'était inévitable lorsque nous faisions venir un invité, en l'occurrence Luc Guilbert, Conseiller de l'Ordre au Grand Orient de France (voir vignette, après la séance). La neige a dissuadé une partie du public, mais nous étions suffisamment nombreux pour porter un regard philosophique sur la maçonnerie : démarche symbolique, importance des rites, pensée des Lumières. Pour tous, une amicale rencontre ... et plus si affinités.

jeudi 2 décembre 2010

Retour à Guise.



Mardi, j'ai fait ma rentrée à l'atelier philo du Centre social de Guise, après six mois d'absence (les vacances, les occupations, le temps qui passe sans qu'on s'en rende compte). Le thème : La télé nous montre-t-elle la réalité ? Avec en plat de résistance la télé-réalité. Maria s'est chargée de la critique, moi de la défense (je pense que ce genre est le plus créatif de ces dix dernières années).

Vignette 1 : la trame de nos échanges.
Vignette 2 : les stagiaires de l'atelier d'insertion.

Merci à Joëlle, de L'Aisne Nouvelle, pour la photo.