dimanche 31 octobre 2010

Le ciel était avec nous !





Le ciel était avec nous hier soir ! Dans la matinée, sale temps et pluie ; en début de soirée, gros nuages. Et puis, au moment de plonger la place de l'Hôtel de Ville dans le noir, miracle ! Un beau ciel dégagé qui nous a permis d'observer Jupiter et ses satellites ainsi que la galaxie de Cassiopée. Une belle leçon d'éducation populaire !

Vignette 1 : avant d'explorer le cosmos, dîner au Café de l'Univers. Ça s'imposait !

Vignette 2 : dans le hall du théâtre Jean-Vilar, expositions et arrivée des premiers visiteurs.

Vignette 3 : après Carine, ma conférence sur "Les hommes et la nuit".

Vignette 4 : le moment attendu, l'hyper-centre dans l'obscurité et les observations astronomiques.

samedi 30 octobre 2010

C'est ce soir le jour de la nuit !



Dans le Courrier Picard d'hier et d'aujourd'hui.

vendredi 29 octobre 2010

Les apparences sont-elles trompeuses ?


Mercredi soir, au Café Philo de Bernot, il y avait un peu moins de monde que d'habitude. Est-ce l'absence de Raphaël, devenu étudiant ? Mais nous avons bien débattu des apparences, trompeuses ou pas. Pour ceux qui ne sont pas venus, ci-dessus l'introduction.

Voulez-vous passer une nuit avec moi ?


Voulez-vous passer une nuit avec moi ? Attention, c'est astronomique, pas du tout érotique. C'est demain, en soirée, place de l'Hôtel de Ville, on baisse les lumières et on lève les yeux au ciel. Un peu avant, je vous parlerai des rapports entre les hommes et la nuit : ce sera chaud mais couvrez-vous, il risque de faire froid. A demain, dans l'obscurité, mais sans obscénité.

jeudi 28 octobre 2010

Devant l'IFSI.




Je fais rarement cours devant un amphi. C'était le cas cet après-midi avec les étudiants de l'IFSI, l'école d'infirmier(e)s à Soissons. J'avais trois heures, ce qui faisait beaucoup (pour eux, pas pour moi !). J'ai abrégé de trente minutes. On m'avait demandé une conférence magistrale pour les première année. Là aussi c'est trop lourd : j'ai coupé la poire presque en deux, une partie exposé, une partie discussion.

Dès le début, j'ai compris qu'il fallait les serrer, sinon ce serait le bordel : 88 étudiants, ça peut facilement tourner au n'importe quoi (j'ai connu ça à Tolbiac, l'université parisienne, quand j'étais sur ses bancs). J'ai eu la paix. Quand on met les choses au point dès le départ, on a la paix. Ce qui m'a juste un peu dérangé, ce sont les ordinateurs portables que certains étudiants ouvrent devant eux, qui ne sont pas discrets mais qui cachent parfaitement ce qu'ils font.

C'est là où j'ai des doutes, d'autant que d'autres étudiants, attirés manifestement par la machine, se regroupent derrière elle. N'étant pas habitué à ça avec mes lycéens, je n'ai rien dit, j'ai laissé faire. Je ne sais pas comment s'y prennent mes collègues prof à l'université mais je trouve que ça pose un vrai problème. Ceci dit, la grande majorité continue à prendre des notes avec un stylo et sur un bon vieux papier.

J'ai trouvé que la plupart étaient intéressés par un cours qui avait pour objectif de les amener à s'interroger sur leurs pratiques professionnelles en allant puiser dans la réflexion philosophique. J'ai finalement fait l'impasse sur Descartes et Kant, préférant laisser la place au libre débat. Elles (puisque les filles sont les plus nombreuses) avaient l'air enthousiasmé quand elles m'ont quitté.

mercredi 27 octobre 2010

Venez voir la nuit !



Samedi prochain, ce sera formidable : à 22h00, je plonge l'hyper-centre de Saint-Quentin dans l'obscurité ! Fastoche, il suffit d'abaisser une manette et tout s'éteint. Place de l'Hôtel de Ville, nous allons redécouvrir la beauté et l'immensité du ciel nocturne, à l'oeil nu. Et puis, avec des télescopes, nous irons nous promener dans l'univers.

Ce sera géant, sauf si les nuages viennent nous contrarier. La nuit étoilée rend les philosophes méditatifs, les poètes lyriques et les amoureux ardents. Si vous vous reconnaissez dans l'une de ces trois catégories (ou dans d'autres que j'aurais oubliées mais que l'espace inspire), venez !

A 20h00, au théâtre Jean-Vilar, vous aurez droit à des conférences sur le sujet, dont l'une de ma part : "Les hommes et la nuit". Tout ça sera comme la nature et le ciel : gratuit ! Venez, je vous dis ...

mardi 26 octobre 2010

Demain Bernot.

Café Philo à Bernot, demain à 18h30, sur le thème : Les apparences sont-elles trompeuses ?

Au dernier Café Philo.


lundi 25 octobre 2010

La loi de l'adaptation.


Article dans le Courrier Picard à propos du Café Philo à Cultura (en vignette). L'expérience va recommencer, c'est certain, puisque le directeur est satisfait. Mais moi je ne suis qu'à demi-satisfait. Dans une librairie, il faudrait axer le Café Philo sur les livres pour que ça marche auprès de la clientèle. Il me semble en tout cas. De toutes mes expériences d'animation, j'en ai conclu une seule loi : celle de l'adaptation. Il faut prendre le public tel qu'il est, non pas tel qu'on l'imagine ou qu'on le rêve. Si vous avez des idées à me soumettre, n'hésitez pas !

dimanche 24 octobre 2010

Et pourtant elle tourne.



Non, je ne suis pas allé hier soir à un bal costumé. D'ailleurs je ne porte pas de costume. Où suis-je ? Dans la basilique de Saint-Quentin, plus précisément sur son labyrinthe. Pour quoi faire ? Regarder la terre tourner ! Dans le cadre de la Fête de la Science, mes amis astronomes proposaient une spectaculaire démonstration, celle du pendule de Foucault, qui prouve que la terre tourne.

Faire une expérience scientifique dans un édifice religieux, à propos d'une théorie de Galilée qui lui valut quelques problèmes avec l'Eglise, ça ne manque pas de sel ! C'était formidable : sur fond de sarabande de Haendel (une musique immortalisée par Stanley Kubrick dans son Barry Lindon), Laurent Portois, en costume d'époque (Foucault a vécu au XIXème siècle), a réitéré la fameuse expérience, assortie d'explications fort savantes. Un bon moment d'éducation populaire.

samedi 23 octobre 2010

Cours et conférence.



J'ai fait ma rentrée mercredi dernier à l'Université du Temps Libre de Cambrai, où je suis toujours reçu avec beaucoup d'enthousiasme. Mais c'était une fausse rentrée, puisque nous nous étions déjà retrouvés le 10 octobre dernier à Paris pour la promenade Jean-Paul Sartre.

35 personnes pour ma conférence, c'est bien, le succès est grandissant, depuis je crois trois ans maintenant que je me rends à l'UTL. Le sujet était il faut dire assez attractif : Qu'est-ce que le beau ? C'est une question que j'ai en même temps traitée avec mes littéraires cette semaine. Ados ou adultes, même combat philosophique ! Si un étudiant n'est pas un élève, une conférence est à peu près la même chose qu'un cours.

Vignette 1 : le plan de la conférence distribué à mes étudiants.
Vignette 2 : le brouillon de ma conférence, qui est aussi le canevas du cours adressé à mes élèves.

Remise de prix.


Hier soir, à la remise des prix au Festival international Ciné-Jeune de l'Aisne, quelques élèves à moi étaient présents dans le jury constitué par mon lycée.

vendredi 22 octobre 2010

Vacances et rentrée.



C'est ce soir les vacances mais je n'ai pas vraiment l'impression que c'est les vacances, tellement j'ai de choses à faire la semaine prochaine : philo, copies, bouquin, FOL, etc. Les vacances, c'est ne rien faire ou partir. Il y a des années que je ne connais plus ça. Et je n'en suis pas finalement mécontent. Ne rien faire m'est impossible et partir n'a pas de sens pour moi.

En cette veille de vacances, je pense à mes classes. Ça y est, l'année scolaire est largement entamée, je peux me faire un jugement. Les littéraires, ça va, rien de particulier à en dire, c'est normal, la routine. Les ES, il faut les avoir à l'oeil : ils sont nombreux, ne comprennent pas tout, se laissent facilement déconcentrer par la moindre plaisanterie de ma part. C'est aussi à ça qu'on reconnaît une classe : quand l'humour favorise ou pas l'indiscipline. Les scientifiques, ça va pour une classe, qui est même très bonne. Pour l'autre, en revanche, ça ne va pas trop. Mais il va me falloir revérifier tout ça en corrigeant le deuxième devoir à la maison, où je peux encore avoir des surprises, bonnes ou mauvaises.

Une surprise, c'est celle qui m'attendait aujourd'hui dans mon casier en salle des profs : je me fais inspecter à la rentrée. Et merde ! Non pas que je craigne ce rendez-vous (l'inspecteur est sympa et qu'est-ce que je risque fondamentalement pour ma carrière ?). Mais c'est toujours un peu crispant de se dire que quelqu'un va assister à votre cours pour vous mettre une note. Juste retour des choses, me direz-vous ? Oui sûrement. Mais redevenir élève devant des élèves, ce n'est pas spécialement marrant et mes vacances s'en trouvent un peu chagrinées. J'en ai vu d'autres, je n'en mourrai pas.

Du jeu au travail.


Mon collègue Philippe Henry, prof de philo au lycée Condorcet, donne ce soir une conférence à Château-Thierry (voir vignette) sur le thème "Du jeu au travail". Je ne pourrai hélas pas m'y rendre, devant participer à la cérémonie de clôture du Festival Ciné-Jeune de l'Aisne. Mais je vous invite si vous le pouvez à y assister.

jeudi 21 octobre 2010

Faut-il oser ?




Une quarantaine de personnes ce soir au Café Philo, sur un thème inédit, après douze ans de séances mensuelles : Faut-il oser ? Autre initiative inédite : Sarah Louette est venue nous présenter quelques-unes de ses photographies à travers un montage vidéo. Neuf internes d'Henri-Martin étaient présents, que j'ai accompagnés. Et le Manoir fêtait son troisième anniversaire ! Mine de rien, je n'avais pas animé le Café Philo de Saint-Quentin depuis juin. Et ça me manquait un peu ...

mercredi 20 octobre 2010

Claire nous a quittés.


Claire Gista nous a quittés il y a quelques jours, et ses obsèques ont eu lieu ce matin. Elle a longtemps participé au Café Philo et aux activités de Rencontre Citoy'Aisne. La photo ci-dessus est tirée d'une journée mémorable au moulin de Lucy. Grâce à Claire, j'ai passé il y a trois ans de cela un agréable séjour rue Campagne Première, à Paris, dans cette rue où se termine le film de Godard A bout de souffle. C'est aussi comme ça que m'apparaissait Claire ces derniers mois, à bout de souffle, à bout de vie. Je l'avais entr'aperçue, tout à fait par hasard, en août à Paris, dans le Quartier Latin, dans cette capitale et sa vie intellectuelle qu'elle aimait tant (et qu'elle devait sans doute retrouver un peu dans l'ambiance du Café Philo). Autre hasard : demain se tiendra le Café Philo où nous nous étions connus. Hommage lui sera rendu.

mardi 19 octobre 2010

Moutarde plutôt que mayonnaise.

Environ 70 personnes hier pour le Ciné Philo dans le cadre du Festival Ciné-Jeune de l'Aisne, avec la projection de Chatroom, suivi d'un débat sur l'internet et les ados. J'ai co-animé avec Robert Lefebvre, en parfaite harmonie, ce qui n'est pas évident dans ce genre d'exercice en duo.

Un copain m'a dit en sortant : tu l'as eu ta polémique ! Il me connaît puisque c'est un copain, il
sait que je déteste le ronron d'un tas de débats qui fleurent bon le consensus, le conformisme, le mimétisme des participants. Je veux casser ça, je m'y prends assez bien. Hier, il a fallu quand même attendre, la sauce (moutarde) a pris du temps avant de monter, et je n'y suis pour rien.

Une collègue d'un lycée professionnel a fait remarquer que ses élèves étaient les "victimes" de l'internet, beaucoup plus que ceux des lycées d'enseignement général. Quelques victimes en question étaient dans la salle et ont vivement réagi, se sentant victimes certes, mais plutôt d'une sorte de discrimination de la collègue. Admettons à la rigueur que son propos ait été maladroit, elle a tout de même posé un problème important. Mais qu'importe, je tenais ma polémique, le ronron était brisé, la moutarde une fois de plus l'a emporté sur la mayonnaise.

lundi 18 octobre 2010

Samedi dernier.


Pour celles et ceux qui n'ont pas pu aller au Café Philo de Soissons samedi dernier, voici en vignette l'introduction, qui vous donnera un avant-goût des débats. Elle a été concoctée par Jean-Hugues, l'animateur de la séance, pendant que j'oeuvrais à Cultura.

dimanche 17 octobre 2010

Philosophiquement chargé.


La semaine qui vient s'annonce philosophiquement chargée. Il y a des semaines comme ça ! Lundi, c'est le Ciné Philo avec le film Chatroom suivi d'un débat sur l'internet et les adolescents. Mardi, je vais au collège de Crécy-sur-Serre pour une animation avec trois classes sur le thème différence et tolérance. Mercredi, ce sera ma rentrée à l'Université du Temps Libre de Cambrai et une conférence intitulée qu'est-ce qui est beau ? Jeudi, le Café Philo de Saint-Quentin osera s'intéresser à la question faut-il oser ? Et par dessus le marché, je récupère dès demain le deuxième devoir à la maison de mes élèves. Mais ça, ce sera pour m'occuper pendant les vacances !

samedi 16 octobre 2010

Une "première" réussie.



Ma première à Cultura s'est plutôt bien passée, et très agréablement. Le cadre est bien adapté, fauteuils confortables, sonorisation parfaite (micro sans fil, très bien !), disposition judicieuse, ambiance cosy. Le public a participé sans difficulté, j'y ai mis toute mon énergie. Le jeune directeur est motivé, et satisfait par le résultat de ce soir. On remettra donc ça le mois prochain !

Les imperfections maintenant, les améliorations possibles : le gros problème, mais je l'avais anticipé, c'est d'accrocher les clients qui passent, les intégrer au débat. Pas facile, puisqu'ils ne sont pas là pour ça. Comment faire ? Un peu plus de fauteuils sûrement, une installation plus ouverte, plus disséminée (nous étions trop en arc de cercle restreint), l'introduction à disposition sur un petit meuble, voilà pour l'aspect matériel.

Quant à l'animation en elle-même, il faudrait peut-être la recentrer autour des ouvrages en exposant et présentant quelques-uns (on vient quand même dans une librairie pour les bouquins !). Tout ça est à réfléchir, mais n'hésitez pas à me donner vos remarques et suggestions.

vendredi 15 octobre 2010

La vérité des apparences.

J'ai longtemps cru, comme tout le monde, qu'il fallait se méfier des apparences, que l'habit ne faisait pas le moine, etc. Aujourd'hui, je pense exactement le contraire. Je crois même que le premier coup d'oeil suffit largement à juger d'une personne. C'est mon expérience d'enseignant qui m'a conduit à cette conclusion, que j'ai eu pourtant du mal, moralement, à accepter.

C'est terrible à dire mais il y a des physiques, des allures, des comportements qui signent un individu, qui marquent une personnalité. J'en parle maintenant parce qu'arrivées à la mi-octobre, les classes se décantent, l'indistinction du début d'année est terminée, j'ai désormais des personnes repérables devant moi. Certes, la grande masse reste dans la masse, individus normaux sans problème ni performance en particulier. Mais il y a quelques mauvais, paresseux, dissidents qui se confirment et que j'avais subodorés dès le départ.

Il suffit de peu de choses, c'est ça qui est fascinant : un pas qui traîne, une nonchalance du corps, un regard qui se dérobe, un air en l'air, une mollesse dans l'assise, des traits absents, un aspect général qui échappe, qui fuit. C'est très intuitif et je prends garde de ne pas me tromper. Mais je me trompe rarement. Parfois, l'affaire est pliée deux ou trois jours après la rentrée. Je crois cependant que l'être humain est amendable, que d'agréables surprises sont possibles. Mais c'est plutôt rare.

Plus j'avance en âge et dans le métier, plus je crois à une sorte de destin, de fatalité. Mon pouvoir d'enseignant, je le circonscris progressivement à bien peu de choses. Mais ces choses-là, je m'y consacre corps et âme. Ce qui est étrange, c'est que le bon se signale de façon moins flagrante que le mauvais. Mais il y a tout de même quelques bons que j'arrive à identifier. Les apparences trahissent une vérité. Si les élèves étaient malins (la plupart n'ont pas la force de l'être), ils auraient l'intelligence de soigner les apparences. Mais les mauvais n'ont même pas cette intelligence-là. C'est vraiment terrible.

jeudi 14 octobre 2010

Au café citoyen !



Aux armes citoyens ? Non, au café citoyen ! C'est le petit frère du café philo, et ce soir, le débat était très animé, sur le thème de la libre circulation des personnes et des biens.

De Sophora à Cultura.


J'ai fait hier ma rentrée à la Maison du Sophora, où nous avons réfléchi à une question qui concerne ô combien ses résidents : Qu'est-ce que le travail ? Leur handicap les empêche de trouver un emploi. Mais travailler, c'est bien autre chose qu'une activité salariée ... (en vignette, l'introduction).

Vincent Pelle, directeur du magasin Cultura, m'a contacté pour me proposer d'installer un Café Philo ... dans les rayons de sa librairie ! Je n'ai jamais fait ça mais une nouvelle expérience m'excite toujours. Je ne sais pas trop comment ça va se passer ; les clients viennent pour lire et acheter, pas pour débattre. Mais l'idée est intéressante. Ce sera samedi prochain, de 17h00 à 18h00, au rayon Sciences Humaines, sur le thème : A quoi sert de se divertir ? Venez donc faire un tour !

mercredi 13 octobre 2010

Ciné Philo sur le net.




Le prochain Ciné Philo aura lieu lundi, dans le cadre du festival international ciné jeune de l'Aisne. Le film Chatroom, de Ideo Nakata, traite des rapports d'un groupe d'adolescents avec l'internet. A l'heure où la jeunesse se passionne pour les blogs, forums de discussion et pages Facebook, je crois que le débat qui suivra sera intéressant : le net est-il un espoir ou un danger ? Venez donc faire un tour !

mardi 12 octobre 2010

Où et quoi ?



Vignette 1 : où suis-je ?

Vignette 2 : que fais-je ?

Réponses dans le billet de demain. Merci à Jocelyne pour les photos.

Deux invitations.



Je vous invite à ces deux activités de Rencontre Citoy'Aisne, même si je ne pourrais pas être personnellement présent.

lundi 11 octobre 2010

dimanche 10 octobre 2010

La troisième fois.



J'ai passé la journée à Paris avec les étudiants de l'Université du Temps Libre de Cambrai : traditionnel café philo aux Phares le matin et promenade Jean-Paul Sartre dans l'après-midi, pour la troisième fois cette année.

Vignette 1 : le groupe en haut du jardin de l'Observatoire.

Vignette 2 : c'est Michel qui a répondu le plus complètement à mon questionnaire et gagné le numéro hors-série du magazine Lire sur Sartre. La photo est un peu floue car nous sommes dans le car, au retour.

samedi 9 octobre 2010

L'incident de la semaine.


A part mon léger accrochage hier avec des jeunes masqués venus de nulle part, l'incident de la semaine à Henri-Martin a eu lieu dans son centre névralgique, la salle des profs. Un CPE facétieux a pris l'habitude de placarder au mur une revue de presse avec des commentaires de son cru, généralement de nature humoristique.

Je suis souvent sa cible puisque mes activités publiques me conduisent régulièrement à figurer dans les journaux locaux. Ça ne me dérange pas, je suis d'un tempérament assez indifférent, peu porté à me vexer, j'accepte l'humour, j'estime que c'est le prix à payer de toute notoriété, même petite.

Mais cette semaine, j'ai été rattrapé par mon engagement politique, en découvrant sur le fameux mur un mystérieux "comité de soutien à Manu" (vignette 1). Il faut préciser que notre CPE est d'un bord politique opposé au mien. J'ai à peine regardé, j'ai comme d'habitude souri et je suis passé à autre chose.

Sauf qu'une collègue ne l'a pas pris ainsi : elle a arraché l'affiche et l'a déposée dans mon casier, avec un petit mot m'exprimant son indignation, dont je l'ai remerciée. L'objet du litige est en photo ci-dessus, puisque je l'ai ramené chez moi (je ne l'ai quand même pas remis à sa place !). Chacun jugera s'il y a volonté d'humiliation, persécution, ou simplement réaction humoristique (à moins que les deux intentions ne soient présentes ?)

vendredi 8 octobre 2010

Délégués et suppléants.




Hier, de 17h00 à 18h00, les TL2 ont désigné leurs délégués (les résultats s'affichent au tableau en vignette 1). Les heureux élus sont : Déborah et Sandra, titulaires, Camille et Antoine, suppléants (vignette 2). Merci à Claire pour les photos.

Ca bloque et ça débloque.


14h00, je m'apprête à entrer dans mon lycée pour aller travailler. Surprise : une petite foule est devant la grille. Je m'approche, trois types barrent mon chemin, ils ont un foulard sur le visage. Derrière la porte, proviseur, adjoint, intendant et CPE veillent au grain. C'est un "blocage". Et moi je dis que c'est n'importe quoi.
J'arrache son foulard au gus qui veut m'empêcher de pénétrer dans l'établissement. Je n'aime pas qu'on me parle avec un masque sur la tête. Mais c'est quoi ces guignols ? Et ils se prennent pour qui ? Le guignol me dit de ne pas le toucher. C'est précisément le moment où j'ai envie de lui balancer une baffe dans la gueule. Mais je me calme. De toute façon, c'est un trouillard et il me laisse finalement passer.

Je suis militant, politique, syndicaliste, je fais grève et je manifeste, mais je n'aime pas qu'on menace ma liberté et celle des autres. J'ai horreur de toute contrainte, toute violence. Parmi mes deux classes, les absents étaient nombreux, soit bloqués par les "manifestants", soit trouvant prétexte à ne pas venir en cours. J'ai même reçu à midi un texto d'Elise, une élève, s'excusant de ne pas pouvoir être présente parce qu'elle allait manifester. Non, je ne suis pas d'accord, et je l'ai dit à tous en début de cours : la grève est un non sens quand on est lycéen ; ce droit appartient seulement aux salariés.

Quand le problème concerne spécifiquement l'établissement, je peux comprendre à la limite que des mouvements d'humeur se manifestent. Mais pour la réforme des retraites, non. A chaque conflit social, c'est la même chose : une partie des lycéens en profitent pour sécher. Ce n'est pas acceptable. Certes, j'admets qu'un lycéen ait une conscience citoyenne et politique, que celle-ci s'exprime et soit respectée. Mais pas de cette façon-là.

Vignette : Valérie, prof de russe à La Ramée, m'a demandé de distribuer ce prospectus aux élèves, ce que j'ai fait. Pourtant, à la même heure ce jour-là, j'ai un Ciné-Philo. Mais je ne suis pas chien et je crois aux vertus de la saine concurrence. D'autant que je m'y serais rendu si j'avais pu : je m'intéresse au philosophe et théologien orthodoxe Bertrand Vergely.

jeudi 7 octobre 2010

Attentat et révolution.

Après la récréation de 16h00, je monte dans ma classe, au troisième étage. Une odeur épouvantable se dégage de la salle voisine, où travaille mon collègue prof de philo. C'est une boule puante qui a été lancée. Et ça pue vraiment, jusqu'à chez moi ! Les élèves évidemment s'en donnent à coeur joie. Mon collègue est obligé de déménager, ce qui réjouit sa classe. L'attentat sème le désordre, effet probablement recherché.

Dans ma classe, les élèves s'éventent, pour chasser la mauvaise odeur pourtant tout à fait supportable. Quelques-uns sont en retard, parce que la grille d'entrée est bloquée. Que se passe-t-il ? Des manifestants venus de nulle part ont essayé de s'introduire dans l'établissement et de rallier à leur cause leurs camarades. Quelle cause ? Vaguement le mouvement contre la réforme des retraites. Sur Facebook, en rentrant, j'apprends que des lycéens de Condorcet ont voulu bloquer leur établissement, que les CRS sont intervenus. Mais quelle est la part de vérité dans tout ça ? Il y a quelques jours, c'est Chauny qui avait vu ses lycéens descendre dans la rue.

En l'espace d'une heure, j'ai donc vécu cet après-midi un attentat pour rire et une fausse révolution. Il n'empêche qu'un petit vent de perturbation soufflait aujourd'hui sur le lycée.

mercredi 6 octobre 2010

Mauvais départ.



Les résultats du devoir à la maison de ma première Scientifique sont très préoccupants. A la différence des L et ES, l'équilibre en faveur des moyens et bons n'est pas respecté : 11 n'ont pas la moyenne, 7 seulement l'atteignent ou la dépassent. C'est donc un rapport très mauvais. Hasard ou signe révélateur ? C'est la seule classe dans laquelle un élève (celui que j'ai appelé le gus dans un précédent billet) a eu l'outrecuidance de ne pas rendre son travail sans même prendre le soin d'inventer un prétexte. Ce genre de morgue est là aussi très mauvais signe.

Attention : je ne désespère pas. La classe est peu nombreuse (18 élèves), je vais pouvoir faire du cas par cas et ramener un peu d'ordre dans tout ça. Avec les S, c'est toujours très ambivalent : ce sont souvent des classes qui drainent les meilleurs éléments et ça se ressent, y compris en philosophie. Mais ça peut être aussi des glandeurs de première qui se foutent de ma matière parce qu'elle est à faible coefficient au bac. Si c'est l'explication, je vais dare-dare les remettre dans le rang, c'est-à-dire au boulot. Je mets les choses au clair avec eux demain, où je leur rends leurs tristes copies.

Voilà l'échelle des notes (à gauche la note, à droite le nombre d'élèves concernés) :

4 : 2 (ces deux-là n'ont vraiment rien foutu !)
6 : 1
7 : 1
8 : 2
9 : 5
10 : 1
11 : 1
12 : 2
13 : 2
14 : 1

mardi 5 octobre 2010

Le destin d'une classe.



J'ai terminé aujourd'hui de corriger les copies de mes ES. Voilà le résultat (à gauche la note, à droite le nombre de copies) :

7 : 1
8 : 4
9 : 8
10 : 4
11 : 4
12 : 2
13 : 3
14 : 5
17 : 1

Vous voyez le problème ? les moyens (10-11) sont peu nombreux, écrasés par les bons (à partir de 12) et surtout les pas bons (en dessous de 10). C'est l'anomalie : le groupe central devrait être logiquement beaucoup plus nombreux. D'où l'incertitude pour l'avenir : si la pression des pas bons est la plus forte, la classe basculera de leur côté, pour le malheur de tous. Mon boulot : inverser la tendance, remonter la pente, déplacer le centre de gravité vers les meilleurs, élargir au moins pour la prochaine fois le groupe des moyens. Y'a du boulot !

On ne peut pas savoir ce que sera le destin d'une classe. Mais une certaine fatalité se dessine dès le départ, sans deviner quelle direction elle prendra. Une classe, comme en politique, est traversée par des rapports de forces, au milieu desquels le prof doit enseigner comme une brute : s'appuyer sur les forces actives, lutter contre les forces d'inertie, ruser et frapper.

C'est un combat. Ce n'est surtout pas une tâche d'intellectuel, contrairement à ce qu'on croit ! Pas de raffinement, pas de subtilité, il faut travailler une classe au corps, quasi physiquement. La présence est plus importante que l'intelligence. Un intello au milieu d'élèves est mort, bouffé par eux ; les lycéens sont naturellement cannibales.

Pour les ES, rien n'est perdu, puisque le rapport entre les 10 et plus et les 9 et moins demeure en faveur des premiers. C'est l'inversion qui serait catastrophique. A ce sujet, j'ai quasiment terminé la correction de ma première classe de S : là on va vers la cata ! Je vous en reparlerai demain. Il va falloir que je réagisse. Comme une brute, je vous dis ...